Attac dénonce la disparition programmée de l’émission de Daniel Mermet

Publié le jeudi  29 juin 2006
Mis à jour le lundi  9 octobre 2006
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« Là-bas si j’y suis » y reste !
La tentative, par la direction de France Inter, de marginaliser l’émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » a pour objectif d’en préparer la disparition définitive des grilles. Cette décision n’est pas une surprise.
Elle n’en est pas moins intolérable.

L’émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis », diffusée sur France Inter, est aujourd’hui menacée d’être reléguée à un créneau horaire qui impliquerait une réduction de 50% du nombre de ses auditeurs et, à terme, sa disparition probable. A quelques mois d’échéances électorales nationales, cette décision est un acte fondamentalement politique.

Alors que dans les médias privés, le contrôle des actionnaires grève, de façon de plus en plus visible, toute ambition d’indépendance éditorial, dans le secteur public de l’audiovisuel, c’est le pouvoir politique qui orchestre aujourd’hui une reprise en main brutale. La tentative de faire disparaître l’émission de Daniel Mermet, « Là-bas si j’y suis », n’en est que la dernière manifestation.

Mercantile, le remaniement de France Inter se manifeste par la réduction progressive de l’information à son expression la plus superficielle, par l’accélération de la dérive de cette chaîne de service public vers la « pipolisation » de ses programmes, par la réduction de la place des reportages au sein de la grille, etc. Mais la mission du nouveau président de la station, Jean-Paul Cluzel, est aussi politique. Il le dit lui-même : il faut privilégier des idées « de droite, catholiques et libérales ».

On ne sera donc pas surpris que l’émission de Daniel Mermet soit menacée. Populaire, engagée, proposant de véritables enquêtes sociales, elle représente un obstacle au déversement uniforme d’une pensée unique sur laquelle repose le modèle néolibéral, qu’elle perpétue. Nul ne peut tolérer un tel asservissement aux intérêts politiques dans un secteur qui devrait échapper à toute pression de ce type. La mort annoncée de « Là-bas si j’y suis » constituerait une atteinte grave au service public de l’audiovisuel français et au droit de chacun à une information libre, de qualité et pluraliste.

L’association Attac, qui participe à la lutte pour une réappropriation démocratique des médias, notamment à travers son engagement dans la préparation des États généraux pour le pluralisme, en appelle au président de France Inter pour qu’il se porte garant de la pérennité de l’émission de Daniel Mermet en la maintenant dans son créneau actuel.

Elle invite par ailleurs ses comités locaux et ses adhérents à signer et à faire signer massivement la pétition nationale « Là-bas si j’y suis ne reprendrait pas en septembre » (disponible sur le site non-officiel de l’émission : www.la-bas.org ).

Tous sont appelés à participer aux mobilisations de soutien des producteurs et collaborateurs de France Inter qui se tiendront dans les prochains jours, à commencer par la soirée « Où va France Inter », organisée par la Société des producteurs et collaborateurs spécialisés de France Inter, jeudi 29 juin au Gymnase Japy (2, rue Japy - 75011 Paris - M° Voltaire) à partir de 20h.

Attac France, le 29 juin 2006


ATTAC France

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