Déclaration de certains membres du Collège des fondateurs suivie de la réponse du Conseil d’administration

Publié le mercredi  12 juillet 2006

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AUX ADHERENTS

Vous trouverez ci-dessous une déclaration de certains membres du Collège des
fondateurs, dont des élus ayant suspendu leur participation au Conseil
d’administration d’Attac, ainsi que la réponse du Conseil d’administration.

I.- Déclaration de certains membres du Collège des fondateurs

Après l’AG de Rennes et le trouble profond provoqué par les conditions de la
désignation de la direction, les fondateurs soussignés réaffirment leur
attachement à ATTAC, à la fois association avec son projet et ses campagnes
et cadre collectif précieux pour l’altermondialisme et la lutte contre le
néo libéralisme. Ils considèrent que l’existence d’une telle association
d’éducation populaire permettant la convergence et la mutualisation de
forces sociales, militantes et intellectuelles est un acquis précieux pour
tous.
Ils réaffirment leur volonté de préserver cet outil commun que constitue
ATTAC : le vote largement majoritaire (plus de 66% des votants) en faveur de
la liste des fondateurs ne fait que renforcer leur légitimité à y
contribuer.
Les anomalies qui jettent un doute sérieux sur la sincérité de l’élection
des membres actifs du CA et la précipitation à désigner un Président, - puis
un bureau-, créent une situation inadmissible. Il est urgent d’y mettre un
terme.
Pour cela une nouvelle élection doit intervenir au plus vite suivant les
modalités et les règles statutaires actuellement en vigueur : les fondateurs
soussignés prennent acte du vote intervenu au sein d’une partie du CA, en
l’absence des membres fondateurs et actifs qui ont suspendu leur
participation, et qui se prononce pour une nouvelle élection. Ils demandent
que celle-ci intervienne sans autre condition dès l’automne.
Ils demandent qu’une enquête indépendante destinée à faire la clarté sur
les aberrations statistiques constatées soit diligentée immédiatement ; faute
de quoi ils mandateront une commission à cette fin, sans exclure des
démarches juridiques.
En attendant la nouvelle élection ils demandent qu’une direction provisoire
acceptée par tous soit désignée avec pour mission de mettre en oeuvre cette
élection et de faire vivre l’association dans l’intervalle.
Conscients à la fois de la gravité de la situation que connaît ATTAC et de
la capacité qu’a notre association de rebondir et se renforcer, les
fondateurs soussignés entendent assumer leurs responsabilités et appellent
tous les adhérents à s’exprimer et à soutenir ces demandes.

Signature par : AC !, Agir Ici, AITEC, Alternatives Economiques, Artisans du Monde, CADAC, CEDETIM, CGT-Finances, CRID, CG-Scop, Jacques Cossart,
Confédération paysanne, DAL, FGTE-CFDT, FSU, Bernard Langlois, MNCP, MRAP,
Politique, Susan George, SNESUP, SNES, SNUIPP, SNUI, SUD-PTT, Survie, Pierre
Tartakowsky, UGICT-CGT, Union syndicale Solidaire, Témoignage chrétien

II.- Communiqué du Conseil d’administration

Le 24 juin, dans une déclaration, le Conseil d’administration d’Attac avait
analysé la situation créée au lendemain de l’Assemblée générale de
l’association tenue à Rennes les 17 et 18 juin. Il soulignait qu’aucune
hypothèse concernant d’éventuelles « anomalies » ayant pu altérer la
sincérité du scrutin ne devait être écartée, ni qu’aucune cause ne pouvait
être privilégiée. Quelle que soit la vérité, le Conseil d’administration
constatait que le doute s’était installé et que « le poison du soupçon »
faisait son œuvre.
C’est la raison pour laquelle, afin de lever ce doute, le Conseil
d’administration se prononçait « pour une nouvelle élection de la totalité
du Conseil d’administration, tenue dans des conditions radicalement
différentes d’organisation, sur la base de projets clairement exposés
 ».
Un groupe de fondateurs (29 sur 61) vient de diffuser un texte daté du 7
juillet et résultant d’une réunion tenue le 27 juin au siège de la FSU. Le
Conseil d’administration souhaite formuler les remarques suivantes :

1.- Le Conseil d’administration prend acte avec satisfaction de l’avis
positif de ces fondateurs sur la tenue d’une nouvelle élection. En effet,
dès le 24 juin, le CA s’était prononcé en faveur d’une nouvelle élection et
avait demandé leur avis au Collège des fondateurs et aux Comités locaux via
la CNCL. Si on ajoute aux 29 signatures celles des membres du Collège
siégeant au CA, c’est bien une majorité du Collège qui a donné un avis
favorable. Il devrait contribuer à convaincre la grande majorité des Comités
locaux et des adhérents de la nécessité de tenir une nouvelle élection.

2.- Le Conseil d’administration souhaite aussi recueillir l’avis du Collège
des fondateurs sur l’opportunité de procéder à une nouvelle élection du CA
dans son ensemble, fondateurs inclus, ou s’il s’agit simplement pour eux de
l’élection des membres actifs. Le CA est favorable à un renouvellement de
tout le Conseil d’administration pour les raisons suivantes : les statuts
prévoient comme unique possibilité l’élection du CA dans son ensemble et non
d’une partie de celui-ci ; le doute porte sur tout le CA, puisque des
fondateurs élus ont décidé d’y suspendre leur participation ; cette nouvelle
élection doit être l’occasion de voter sur des orientations claires sur
l’avenir d’Attac, largement masquées lors de l’élection précédente.

3.- Le Conseil d’administration prend acte de l’avis positif de ces 29
fondateurs sur les décisions prises par le CA visant à mener des études
indépendantes pour faire la lumière sur le déroulement du scrutin et sur ses
résultats. En revanche, le CA considère que nous n’en sommes plus à de
simples « anomalies » ou « aberrations » statistiques, mais que des indices
convergents semblent désormais montrer que des dysfonctionnements, des
erreurs ou même des irrégularités auraient pu être commises. Il est
nécessaire de chercher si ceux-ci ont pu altérer le résultat du scrutin et
léser des candidats. C’est la raison pour laquelle le Bureau du 4 juillet a
demandé un avis à des avocats, afin d’envisager de demander à un tribunal la
nomination d’un expert et, le cas échéant, de porter plainte. Aucune
complaisance ne doit être acceptée, c’est la condition pour laver
l’association de tout soupçon et pour recouvrer la confiance. Le CA ne doute
pas du soutien de tous les fondateurs dans ces démarches.

4.- Cette évolution de la situation devrait permettre aux élus - fondateurs
et actifs - qui ont décidé de suspendre leur participation au CA, d’y
revenir dès la réunion du 22 juillet. Ce signe d’apaisement et de bonne
volonté serait de nature à rassembler l’association dans les épreuves
qu’elle aura encore à traverser.

Le Conseil d’administration d’Attac-France, le 7 juillet 2006.


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